Théories fumeuses :-)

06 janvier 2009

Calligraphie


Je viens beaucoup moins sur ce blog ces temps-ci, vous l'aurez bien constaté.

En fait, j'ai trouvé de meilleures pâturages :

http://emilycalligraphy.canalblog.com

C'est mon blog de calligraphie que j'alimente quotidiennement avec différents prénoms et signes astrologiques, tatouages et autres délices.
Venez voir : je vous promets que ça vaut le détour!



L_Amour_est_le_seul_jeu


Hachéité de la Hache

En philosophie, j'étudie actuellement la substance des objets et la transformation des mots : étantité de l'étant, chevalité du cheval, identité du soi, etc. Mais le plus fort, c'est l'exemple aristotélicien : la hachéité de la hache.

Une hache peut donc avoir une hachéité : la substance de la hache, le fait d'être un instrument tranchant spécifique ayant une forme et une figure données, c'est ça qui lui permet de bénéficier de sa hachéité propre. Et selon Aristote, c'est en accomplissant sa nature de hache qu'elle se réalise complètement.

Jusque-là, ça paraît un peu capillotracté, mais au moins ça a le mérite d'être logique. Une hache doit avoir la forme et la figure d'un bâton avec un grand truc métallique qui coupe bien fort au bout, plus la particularité d'être un instrument tranchant, afin de pouvoir s'appeler "hache". Normal. Sinon, si ça a quatre pattes et des poils, c'est pas une hache, c'est un chat. Mais cette hache, il faut bien la regarder : c'est une hache qui visiblement traverse une crise existentialiste grave, peut-être la crise d'adolescence, peut-être le démon de midi, qui sait?

Parce que cette hache, pour être une hache, doit s'accepter pleinement comme hache. On entend ça à propos des filles qui se trouvent trop maigres ou trop grosses : faut apprendre à s'accepter tel qu'on est. Pour un être humain, même si ça ne paraît pas toujours évident, au moins on comprend comment ça peut être possible : le cerveau humain est fait pour ça, l'humain est doué de la pensée et de la parole, logiquement il peut s'accepter comme il est, accepter sa condition d'être humain, accepter d'être maigre ou gros, malade ou en bonne santé, accro à la télé ou accro aux choux de Bruxelles. Mais comment voulez-vous qu'une hache s'accepte en tant que hache? Y a-t-il quelqu'un dans le public pour prendre le temps d'expliquer à cette hache qu'elle pourra faire tout ce qu'elle voudra, elle ne sortira pas de sa condition de hache, qu'elle est condamnée à couper du bois pendant le reste de sa vie?

Imaginez une seconde une hache, malheureuse, qui pleuniche dans l'atelier du jardinier car elle a toujours voulu être un oiseau et qu'elle est bien trop lourde pour voler. Elle se regarde dans le carrelage des murs de l'atelier, elle se voit grosse, lourde et difforme, elle peine à s'accepter comme elle est tellement son désir de changement est grand. Et pourtant, elle se sait condamnée. Tous les matins, en hiver, elle attend avec désespoir l'arrivée du jardinier qui lui fera accomplir la tâche pour laquelle elle a été fabriquée, la tâche qu'elle connaît par coeur et qu'elle aimerait bien modifier, puis elle n'est même pas payée pour faire ça, elle n'a aucune reconnaissance de la part du jardinier, ni de la part des hommes, là, dans leur maison, qui se réchauffent les mains avec le bois qu'Elle a servi à couper, qu'Elle leur met à disposition... puisqu'après tout, si elle n'était pas là, comment ils feraient, eux, pour se réchauffer? Elle leur est indispensable, et pourtant ils ne s'occupent jamais d'elle, ne la bichonnent jamais, elle s'use la lame pour leur convenance à eux et est-ce qu'ils huilent la lame après usage? Est-ce qu'ils lui donneront une nouvelle lame quand celle-ci sera morte, un nouveau manche quand celui-ci sera cassé? Pensez-vous. Elle n'aura rien du tout : elle sera jetée comme une vieille chiffe, ou pire - comble de l'ironie - brûlée dans le même feu pour lequel elle a coupé tant de bois, brûlée dans ce feu qu'elle-même a fait exister.

Comment voulez-vous qu'une hache accepte sa condition de hache, si on y réfléchit? C'est pas étonnant qu'elle veuille devenir un oiseau. La hachéité de la hache existe donc sur le papier, mais la question existentielle sera donc la suivante :

Aristote coupait-il du bois?

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06 juin 2008

Petite publicité ^^

...pour mon SPECTACLE qui aura lieu le samedi 7 juin au Parc du Triangle d'Or aux 3 Cités à POITIERS! Parce que oui, je fais partie d'un groupe folklorique, oui, je fais des choses étranges et incompréhensibles avec un instrument dit "de collégien" à savoir la flûte à bec, oui, ce spectacle conjuguera musique, théâtre et danse dans un environnement extérieur extrêmement sympathique, oui, je vous invite à venir! En plus, nous serons tous en costume d'époque : une petite trentaine de personnes sur scène, avec jupes, coiffes, instruments, voix et micros! C'est passionnant, et pour en savoir plus, le site de mon groupe :


http://pagesperso-orange.fr/virouneux/

Ca s'appelle "Les Virouneux d'O Bourg", ils sont - nous sommes, devrais-je dire - adorables, ça dure une bonne demie-heure pour la première moitié et une petite heure pour la deuxième partie. Nous serons présents de 14h à 14h40 environ pour un spectacle de théâtre-musique-danse, puis nous laisserons la place à un autre groupe, et nous reviendrons à 16h30 pour un spectacle de danse.

Comment y aller? ROCADE jusqu'au Grand Leclerc, vous avez donc le Leclerc à droite et le Grand Large à gauche.
                             Au feu, prenez à droite direction "3 cités".

                            Premier rond-point : dirigez-vous vers la gauche, vous passerez devant une église moderne relativement répugnante mais où j'ai également fait un joli concert de flûtes à bec, donc je ne peux pas critiquer.

                             Deuxième rond-point, dirigez-vous vers la gauche direction "stade des 3 cités".
                             300m plus loin, prenez à droite direction "parc du triangle d'or"
                          200m plus loin, vous avez le parc à votre droite et des places de parking des deux côtés. C'est là qu'il faut vous garer, il suffira ensuite de suivre la foule qui ne manquera pas d'être nombreuse pour nous rejoindre sur scène et vous laisser entraîner dans une multitude de croches virevoltantes qui vous feront taper des pieds en suivant le rythme de la danse!

Calendrier des prochains spectacles :

http://pagesperso-orange.fr/virouneux/calendrier.html

(Les adresses sont in-cliquables - soit il faut faire copier-coller dans la barre des adresses du navigateur Web, soit se référer aux liens sur le côté du blog - les deux liens sont dedans!)


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05 juin 2008

Les Partiels

Ahhh, les Partiels. Le mois de Juin amène toujours son lot d'examens immondes, incompréhensibles et barbares qui détermineront ceux d'entre nous qui passeront à l'année supérieure et ceux d'entre nous qui resteront là où nous sommes, préférant ne pas croire à l'adage que l'herbe est plus verte dans le pré d'à côté et considérant qu'il vaut mieux tout manger de notre côté avant de traverser la haie.
Vilains Partiels qui instaurent un esprit de compétition entre les étudiants, ne serait-ce que lors de la publication des résultats - un mois après l'examen en général - où six cent cinquante étudiants souhaitant lire le même papier se livrent une bataille sans merci. Le plus simple serait qu'un étudiant lise l'ensemble des notes, mais comment faire confiance à un inconnu pour ses Résultats? Résultats sacrés, que même un ami ne peut pas vérifier en toute confiance, que même ses parents ne peuvent pas vérifier, il faut ab-so-lu-ment aller voir par soi-même. Mais si, ça s'appelle la paranoïa examinatoire. Normal. D'autant plus qu'un résultat d'examen est devenu tout sauf secret : on a beau recevoir chacun nos résultats personnalisés par la Poste, c'est malgré cela affiché au grand jour sur les murs de l'Université. Serait-ce pour cela qu'il pleut au mois de juin?

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25 mai 2008

Four

  Comment expliquer ma dernière bêtise en date... Disons que l'entrée de l'appartement que je partage avec mon cher et tendre a été lavé sans intention vive et déclarée de lavage d'entrée. Il y a quelques jours, nous avons acheté un nouveau four traditionnel - boîte blanche avec vitre devant, petit gabarit, ça loge sur l'étagère supérieure d'une bibliothèque. Un four d'étudiant. L'ancien ayant cassé pile à la fin du mois, comme ont tendance à le faire tous les objets un tant soit peu coûteux, nous nous trouvions dans l'obligation d'en acheter un nouveau si nous souhaitions faire à manger le soir même. C'est un four à vapeur, objet bizarre et incompréhensible que je ne connais absolument pas. Mais ce four si merveilleux ne tient pas tout à fait sur l'étagère, deux de ses papattes pendouillent dans le vide entre l'étagère et le mur. Il nous fallait donc une planche, qui nous a été généreusement fourni ce week-end par le père de mon chéri. Ledit chéri n'étant pas là cet après-midi, je décide de ranger gentiment le four sur l'étagère pour lui faire plaisir et pour faire une tâche de moins lorsqu'il reviendrait. Je descends donc le four - je peux juste l'attraper avec les mains levées - et SPLASH : douche générale. Partout. Par terre, sur l'évier, sur l'étagère, sur la nourriture stockée en-dessous, et bien sûr sur moi : cheveux, lunettes, décolleté, jean, tout y est passé, je suis à présent trempée et j'écris ce message devant le ventilateur histoire de sécher un peu.

    Hé oui : un four à vapeur, ça a de l'eau dedans. Beaucoup d'eau. Plus que ce que je pensais!

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16 mai 2008

Chaussette

Aujourd'hui, un sale monstre appelé Aspirateur a trouvé le moyen de manger une de mes chaussettes. OK, c'était une chaussette qui attendait le passage au lave-linge. OK, c'était une chaussette blanche déteinte en gris avec marqué sur le côté "38-42". Bon, c'aurait pu être pire. Mais l'ignominie de la situation réside non pas dans le fait divers de l'aspirateur qui avale une chaussette - bien qu'il aurait quand même pu avaler autre chose, comme par exemple les chaussettes malodorantes de mon cher et tendre - mais qu'il ait avalé UNE SEULE chaussette. Le coup du lave-linge qui avale UNE chaussette, on connaissait. Maintenant, c'est au tour de l'aspirateur. M'en sortirai-je un jour avec mes histoires de chaussettes?

Ne pleure pas chaussette,
A la Zim-Boum-Boum Cadadat-Pouet-Pouet
Ne pleure pas chaussette,
Nous te raccommoderons.
Nous te, nous te, nous te raccommoderons!

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12 mars 2008

Les cadeaux.

Une chose très compliquée que le cadeau, aussi bien pour celui qui l'offre que pour celui qui le reçoit.

 

Du point de vue de celui qui l'offre, c'est une lourde tâche que de trouver ce qui fera plaisir au "victime", et surtout de trouver ce qui ne lui déplaira pas, c'est déjà beaucoup précis. Parce que le cadeau qui fait vraiment plaisir, c'est généralement le cadeau désigné par la personne quelque temps auparavant - à moins qu'elle n'ait montré un tas de choses qui lui plairaient, et que donc l'offrant n'a que l'embarras du choix, sachant que des choses lui plairont sûrement plus que d'autres. Alors que le cadeau qui déplaît carrément, c'est beaucoup plus facile à trouver (y penser pour vos ennemis!) mais beaucoup moins pratique pour se faire des amis.

 

  • Si le cadeau plaît réellement : merveilleux! Même s'il n'y a pas eu beaucoup d'originalité dans le choix du cadeau car celui-ci a été désigné par le bénéficiaire deux jours à l'avance avec les mots "j'aimerais bien que tu m'achètes ça pour mon anniversaire", ça n'a pas d'importance : vous avez acheté un cadeau, le cadeau lui plaît, c'est absolument génial, et en plus le bénéficiaire sera heureux car il verra que ce qu'il vous dit est pris en compte et que vous l'écoutez. Surtout si c'est une gente demoiselle, elle risque de beaucoup apprécier le geste.
  • Si le cadeau plaît moyennement : d'abord vous avez peu de chances de le savoir tout de suite, à cause de ce qu'on verra plus tard. Mais ça se verra : si c'est un vêtement, le bénéficiaire le portera assez peu, et seulement en votre présence - il sera souvent dans le lave-linge! Un objet, et il accumulera un peu de poussière de temps en temps! Mais rien n'est perdu : c'est souvent quelque chose qui plaît moyennement sur le moment, mais qui se révèle très utile quelque temps après, par exemple un vêtement qui lui déplaît peut-être un peu mais qui lui va très bien, et elle pourra facilement en être convaincue.
  • Si le cadeau ne plaît pas du tout, mais alors vraiment pas, deux options : soit le bénéficiaire tente de vous faire croire le contraire, soit il vous dit franchement que ça ne lui plaît pas et c'est retour au magasin, ticket de caisse, échange. Parfois la meilleure solution possible, car au moins le bénéficiaire est sûr de repartir avec quelque chose qui lui fait plaisir!

Or, un cadeau, ça s'offre à quelle occasion? N'importe laquelle en fait. Ca peut être un anniversaire, une fête, l'anniversaire des trois ans qu'on se connaît, l'anniversaire des deux mois qu'Internet ne marche plus, une fête commerciale style St Valentin ou Fête des Grand-Mères, ou simplement pour faire plaisir sans raison officielle. Ce sont généralement les cadeaux offerts par surprise et simplement pour faire plaisir qui font le plus plaisir, car l'attente n'y est pas : là où pour un anniversaire, Noël ou une fête, on a tendance à faire une liste (par écrit ou dans la tête) de ce qu'on aimerait, et donc on peut être déçu car on ne reçoit pas ce qui est sur la liste ; un cadeau surprise fait plaisir déjà par l'intention manifeste d'offrir un cadeau et de faire plaisir, quel que soit le cadeau (hors cadeaux empoisonnés tels qu'un abonnement au club de gym du coin).

 

Du point de vue du bénéficiaire du cadeau, plein de solutions s'offrent à lui selon la situation :

 

  • Le cadeau lui plaît réellement? Merveilleux! Il va donc le porter, l'exposer, remercier réellement celui qui le lui a offert.
  • Le cadeau lui plaît moyennement? Soit il vous le dira, dans ce cas retour au magasin, échange, etc., soit il ne vous le dira pas et portera ou exposera soigneusement ledit cadeau en votre présence, soit il vous fera croire que c'est le plus merveilleux des cadeaux.
  • Le cadeau ne lui plaît pas du tout? Déception et malheur! Mais avec un peu de chance vous le saurez.

Qu'est-ce qui pousse le bénéficiaire d'un cadeau à faire croire à celui qui l'offre que le cadeau lui fait plaisir, alors qu'il s'en fout ou qu'il ne l'aime carrément pas? C'est du social, purement du social : c'est l'idée aussi qu'un mec s'est embêté à chercher un cadeau, donc là c'est l'intention qui compte ; c'est aussi l'idée qu'il y a mis une certaine somme, quelle qu'elle soit, et donc que l'effort financier fourni mérite une récompense qui prend la forme du plaisir du bénéficiaire.

Heureusement que l'intention compte réellement. Pour un cadeau d'anniversaire, le bénéficiaire est généralement content qu'on ait pensé à lui ce jour-là, son jour à lui parmi tous, et recevra de la même manière n'importe quel cadeau, c'est réellement l'intention de faire plaisir et de montrer qu'on pense à lui qui compte ce jour-là. Pour un cadeau de Noël ou d'autres fêtes "commerciales", l'intention vaut même plus que le cadeau en lui-même, car les réunions de famille à ces occasions-là sont des moment où plusieurs cadeaux divers et variés transitent entre les mêmes personnes, et la préoccupation est davantage de savoir si son propre cadeau plaira à l'autre que de juger ce que soi-même on reçoit.

Ce sont surtout les enfants qui se réunissent à la rentrée des vacances de Noël pour comparer ce que chacun a reçu, et c'est généralement là qu'on distingue les familles aisées des familles moins aisées, les enfants uniques des fratries nombreuses.

Pour terminer, une parole d'enfant offrant un cadeau à sa maman pour la fête des mères :

_Tiens, Maman, c'est pour toi.
_Mais c'est une boîte vide, mon chéri, tu as oublié le cadeau?
_Non, c'est pas une boîte vide : je l'ai remplie de tout plein de bisous rien que pour toi.

Margaux Motin en a fait autre chose : c'est ici qu'on clique.

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28 février 2008

La Collectionnite

La collectionnite... Joli mot quand j'y pense, comme la flemmingite, une consonance faussement médicale pour une théorie que l'on voudrait faire prendre au sérieux, un fait-semblant de maladie alors que c'est une passion. Et comme toute maladie, même fait-semblant, il y a apparemment du génétique : la grand-mère a la manie de collectionner quelque chose, la mère récupère cette manie et collectionne autre chose, la fille en hérite également et se retrouve collectionneuse à son tour, ça marche évidemment de la même façon côté bonhommes. Mais par où cette manie commence-t-elle? Pourquoi collectionner? Est-ce une peur de manquer de quelque chose? L'idée que si on n'en récupère pas plusieurs maintenant, on pourrait en manquer plus tard? Et cependant même cette chose qu'on collectionne, on le découvre par un moyen ou par un autre : on ne collectionne pas en sachant que la chose est bonne, on la découvre et on stocke.

C'est vrai que c'est une "maladie" qui a bien l'air de se transmettre. Mais on collectionne rarement les mêmes objets que ceux qui nous ont transmis la collectionnite. Peut-être parce qu'il y en a déjà assez dans la maison, peut-être pour éviter la concurrence, peut-être pour s'afficher comme différent de l'autre, peut-être par un dégoût entraîné par un trop-plein de l'objet en question. Mais cette transmission n'est pas génétique. C'est un comportement social transmis dès la plus prime enfance qui consiste à ne vouloir manquer de rien, et surtout pas manquer de cet objet - devenu fétiche - qui fait l'objet de la collection. Le collectionneur initial est convaincu de la justesse de son comportement, on est très proche de la foi religieuse dans le sens où il sent qu'il fait une bonne chose, il sait qu'il est dans le bon chemin, et il y a aussi une sorte de sphère de protection qui s'établit autour du collectionneur : tant que je collectionne et que je participe activement à l'enrichissement de ma collection et donc à mon enrichissement personnel et souvent culturel, il ne peut rien m'arriver. 

Beaucoup de social donc, même complètement. Un comportement transmissible car la collectionnite - ou non-collectionnite, car il y a des non-collectionneurs - fait partie de l'éducation donnée à l'enfant, au même titre que la lecture d'une histoire le soir pour s'endormir. Ce n'est pas quelque chose de fondamentalement "bien" comme le respect de l'autre ou le fait de ne pas péter trop fort dans les ascenseurs ; ce n'est pas non plus quelque chose de "bon pour toi" comme l'apprentissage du brossage des dents ou le nettoyage des oreilles. C'est un comportement qui est non seulement transmissible, mais généralement transmis : on retrouve ainsi des familles entières de collectionneurs, bien que ce soient rarement des collectionneurs des mêmes choses.

Il y a la collectionnite inconsciente et la collectionnite consciente.

  • La collectionnite consciente consiste à vouloir agrandir intentionnellement sa collection d'un certain objet, prenons pour exemple les chouettes. Quelqu'un donne à quelqu'un d'autre une chouette en bois pour son anniversaire, et quelqu'un d'autre a la même idée au même moment : une collection commence, parfois même à l'insu du collectionneur, qui n'a pas forcément envie de collectionner des chouettes : il se retrouve avec quelques chouettes par hasard, puis à chaque anniversaire et à chaque Noël on lui donne d'autres chouettes, il a bientôt un placard plein de chouettes, une collection débutée malgré lui. Il y ajoute de temps en temps une chouette trouvée par ci par là, plus par obligation - il pense qu'il devrait ajouter des choses à cette collection, ses amis se dévouent tant à lui trouver des chouettes - que par motivation réelle, car les chouettes finissent peut-être par lui plaire, car il s'y est habitué, peut-être par lui déplaire, car il en est dégoûté. C'est un pur comportement social, généralement assez hypocrite. Ce collectionneur collectionne généralement des objets à forte valeur d'intérêt objectif : on croit comprendre tout de suite pourquoi il collectionne cet objet. Ce que l'observateur ne sait pas, c'est que souvent le collectionneur malgré lui n'a pas envie de continuer cette collection, c'est surtout les amis du collectionneur qui collectionnent à sa place, c'est eux qui aiment avoir un cadeau précis et facilement trouvable à lui offrir, c'est eux qui prennent le plaisir de chercher la chouette que le collectionneur-malgré-lui n'a pas encore, c'est eux qui collectionnent à sa place, mais c'est lui qui a l'encombrement de la collection chez lui.

  • La collectionnite inconsciente est plus naturelle et plus vraie : elle consiste dans le fait d'être attiré par l'objet dont est fait la collection, prenons par exemple les capsules de champagne. Le futur collectionneur trouve quelques capsules sur des bouteilles au moment des fêtes, il trouve ça joli et s'amuse à les mettre de côté. Personne ne va lui en offrir, c'est lui qui va aller les chercher et qui va même jusqu'à en réclamer à ses amis buveurs de champagne. Il va mettre en place un système de classement : couleur, date, cote, n'importe quoi, ce qui lui semble le plus logique. Il va être fier de sa collection et chercher à l'exposer, il va chercher à faire connaître sa passion aux gens qui l'entourent et aux inconnus en allant dans des endroits comme des salons de collectionneurs. Ce genre de collectionneur va plutôt collectionner des objets qui n'ont pas d'intérêt objectif visible au premier coup d'oeil : celui qui regarde sa collection devra l'étudier assez intensément pour comprendre pourquoi il collectionne cet objet, aussi bien du point de vue de "pourquoi ça plutôt qu'autre chose?" que "pourquoi s'embêter à collectionner ça?"

  • Mais il y a aussi un comportement intermédiaire : la collection commence par hasard en général, mais le collectionneur y prend goût, non seulement il va prendre goût à l'objet qu'il collectionne, par exemple les trains miniatures, mais il va aussi prendre goût à la collection elle-même, l'activité de collectionner, le fait de chercher partout où il va un même objet, le fait d'aller sur les vide-greniers et les foires et dire : "vous n'avez pas de petits trains? je suis collectionneur". L'activité de collectionneur devient alors une fierté, un métier en soi, le collectionneur est passionné par l'objet ainsi que par l'activité, il est fou de joie lorsqu'il rencontre un objet à ajouter à sa collection, et généralement il est prêt à y mettre le prix que ça prendra, tellement il veut que l'objet soit à lui. C'est ce genre de collectionneur qui fait le bonheur des participants de vide-greniers et des vendeurs eBay. Généralement il collectionnera quelque chose qui a une certaine valeur, mais notamment une valeur sentimentale : ce sera quelque chose de tout à fait exposable et objectivement intéressant, qui pourra plaire à ceux qui n'y connaissent rien et qui n'auraient jamais songé à collectionner ça, car ils verront ce qu'y trouve le collectionneur, ce qui le motive, pourquoi cet objet, et ils comprendront - sans forcément vouloir en faire autant - pourquoi il souhaite continuer et étendre sa collection.

La non-collectionnite aussi se transmet : c'est plutôt l'idée de ne pas vouloir s'encombrer de collections qui ne servent objectivement à rien, et ce genre de personnes est généralement celui qui veut aller au plus pratique en tout ce qu'il fait, qui ne souhaite pas "s'embêter" de puzzles, de collections ou de mots croisés. Ce sont des personnes qui ont, qui pensent avoir ou même qui veulent avoir des vies trop remplies pour penser à des choses de ce genre, l'idée étant que l'on pourrait bien mieux employer le temps passé sur la collection à enrichir son esprit, par exemple en regardant la Star Académy ou Patrick Sébastien, ce sont des choses qui arrivent. Ils peuvent avoir une vie réellement très remplie : c'est le cas de ceux qui travaillent beaucoup et qui aiment leur travail. Ils peuvent penser avoir une vie remplie : c'est le cas de ceux qui font plusieurs activités parallèlement à leur occupation principale (travail, études...) dont généralement un bout de bénévolat, qui disposent malgré tout d'une certaine quantité de temps libre, mais qui estiment qu'une collection commencée doit arriver à se terminer ou bien est éternelle, et qui ne veulent pas s'engager dans l' "engrenage" d'une collection sans fin, se disant que demain leur vie sera encore plus remplie et qu'ils n'en auront pas le temps. Et ils peuvent vouloir une vie remplie : c'est le cas du retraité ou du malade qui a travaillé à plein temps et qui se retrouve désormais à mi-temps, ou empêché de faire ce qu'il aime par un facteur qui lui est extérieur comme une maladie, un climat hostile ou un dépaysement involontaire.

Parce qu'une collection, ça peut aussi être un engagement : une collection se termine-t-elle un jour? Sans parler des "collections" de Hachette ou des Editions Atlas, où il y a 120 numéros, chacun comporte un dé à coudre différent, au bout des 120 numéros on a tous les dés signés Atlas et l'affaire est close. Mais ça, c’est une autre histoire…

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26 février 2008

Le Ridicule

Le ridicule tue, dit-on. Pas physiquement : il se contente de croquer dans la confiance en soi. Il atteint la confiance en soi par le fait de mettre en doute quelque chose dont la personne ainsi ridiculisée ne doutait pas jusqu'à présent. Une capacité de faire quelque chose, une idée qu'elle avait et qu'elle croyait bonne ou du moins passable, une action qu'elle a effectuée... le ridicule frappe sur tous les plans. Et il frappe d'autant plus fort que la personne ridiculisée est fragile sur ce point : il faut d'ailleurs préciser que si elle est déjà fragilisée sur ce point, elle a vraisemblablement déjà été l'objet d'un tel ridicule.

Il y a des ridicules généraux et des ridicules particuliers.

     Le ridicule général est un acte social dans la mesure où il se passe en société uniquement, et touche quelque chose qui est condamné par la société, par exemple les larmes non retenues, l'excrément ou la sexualité. Ainsi dans un film nommé "Ridicule", on peut voir un homme uriner sur un autre : un exemple typique et relativement cru de comportement animal visant à inférioriser l'autre et ainsi à affirmer sa propre supériorité. Un acte d'ailleurs symbolique car l'animal qui effectue ce geste "marque son territoire". Le ridicule général intervient énormément dans les rassemblements de jeunes hommes et de jeunes femmes lors d'une soirée d'initiation à un groupe déjà établi, à l'image des soirées d'initiation aux fraternités ou aux bandes reconnues d'une ville. Le "nouveau" part déjà du mauvais pied car il vient comme un cheveu sur la soupe, le rassemblement existait avant lui, il essaie de s'intégrer dans un groupe déjà formé et de ce fait, tous ses mouvements et toutes ses paroles seront analysés par les membres existants du groupe dans le but de cerner la personnalité du nouveau venu, pas nécessairement de l'exclure mais afin de voir à qui ils ont affaire. La peur du ridicule intervient très fortement dans ces moments-là, car à l'image d'un examen oral ou d'une affaire de défense au tribunal, toutes les paroles prononcées, toutes les actions, tous les mouvements volontaires ou involontaires sont soigneusement relevés et jugés, et la peur de dire quelque chose de travers peut paralyser psychologiquement le nouveau venu.

RIDICULE, RISIBLE. Ridicule, qui excite la risée, risible, qui est propre à exciter le rire. On rit de ce qui est risible ; on se rit de ce qui est ridicule. Risible se prend en bonne et en mauvaise part ; ridicule ne se prend qu'en mauvaise part. Risible pris en mauvaise part dit beaucoup moins que ridicule. (Littré).

     Le ridicule particulier est toujours un acte social, mais seulement dans la mesure où il faut une certaine interaction entre deux personnes au minimum : on ne se ridiculise pas soi-même, car être ridicule signifie selon le Littré "être digne de risée", et la risée vient nécessairement d'autrui - rire de soi-même est perçu comme un comportement gentil, sociable et humain, alors que rire d'autrui implique la moquerie (bien qu'on peut se rendre soi-même ridicule en effectuant une action qui prête à rire défavorablement de l'acteur, par exemple dire quelque chose de méchamment risible ou glisser sur une peau de banane (ce qui ne devrait pas prêter à ridicule mais qui prête parfois à rire, et qui peut de ce fait être interprété comme un comportement ridiculisant)). Mais le ridicle particulier a ceci de plus qu'il ne nécessite pas plus de deux personnes, le ridiculisant et le ridiculisé. C'est un ridicule qui intervient fréquemment au sein d'un couple et qui peut avoir pour origine les choses les plus insignifiantes : marcher involontairement sur le pied de l'autre, raconter une plaisanterie qui ne fait pas rire l'autre ou tacher ses vêtements en mangeant sont des comportements insignifiants qui peuvent donner à celui qui les fait le sentiment d'être ridicule vis-à-vis de l'autre. C'est en ceci que le ridicule est très proche de la honte, mais la honte est un sentiment purement individuel : j'ai honte, ce qui ne te regarde pas. Le ridicule implique obligatoirement une autre personne : je me sens bête, je t'imagine riant de moi. Au sein de ce même couple, le ridicule peut avoir des origines plus profondes et surtout plus embêtantes quand il s'agit d'en parler pour régler le problème : on touche généralement à la naïveté et à la sexualité, les questions apparemment bêtes qui passent dans les esprits, le besoin d'être rassuré sur ce que l'on fait - "est-ce que c'est comme ça qu'elle aimerait que je fasse?" "est-ce que ça lui fait plaisir?" "qu'en pense-t-elle?" Il est toujours possible que ce sentiment de ridicule qu'éprouve l'un des deux partenaires vienne d'un passé douloureux ou d'une fragilisation intervenue à ce sujet dans le passé, mais fréquemment il n'y a pas de signes passés ostentatoires, c'est un besoin de plaire, un besoin de séduire, une peur courante de ne pas être à la hauteur pour une raison donnée.

Le fait de ridiculiser quelqu'un est-ce un simple moyen d'affirmer sa supériorité? Ca peut l'être, notamment du point de vue inverse : le ridicule infériorise (même momentanément) celui qui est ridiculisé. Etre ridicule signifie, selon le Littré, être "digne de risée" : c'est une exposition volontaire ou involontaire au rire des autres, une invitation envoyé à autrui pour rire de la personne ridiculisée. LA ROCHEFOUCAULD disait : "Le ridicule déshonore plus que le déshonneur", et c'est bien une perte de dignité et d'honneur qui a lieu pour la personne ridiculisée. Tourner quelqu'un ou quelque chose en ridicule devient rapidement synonyme de moquerie, qui de la même façon invite la risée de la part de ceux qui observent la scène. La personne ridiculisée, que ce soit en société nombreuse ou au sein d'un couple, peut de ce fait perdre ses moyens et ne plus oser faire quoi que ce soit de peur de recevoir une fois de plus le même traitement de défaveur.

Ce qui rejoint la notion du bon ou du mauvais goût, que Rousseau définit comme la connaissance de ce qui plaît ou qui déplaît au plus grand nombre. Ce qui plaît à la majorité des gens ne suscitera pas le ridicule social général, c'est alors davantage celui à qui la chose ne plaira pas et qui voudra tourner l'événement en ridicule qui sera ridiculisé, car il aura la majorité des personnes présentes contre lui. En effet, celui qui est ridiculisé est par définition minoritaire : le ridicule étant un comportement social et les hommes étant plutôt grégaires, les gens ont davantage tendance à se réunir contre un individu isolé pour le ridiculiser plutôt que de défendre l'individu isolé en question et partager son ridicule. C'est pour cette même raison que l'individu isolé dans une société est perçu comme dangereux à cause de sa différence, même si lui-même affirme et accentue cette différence (par exemple par des vêtements ou un comportement excentrique ou des différences d'opinion - il n'est pas question d'handicaps ou de déformations qui échappent au contrôle de celui qui les supporte, car celui-ci ne peut alors rien faire contre cette différence, et généralement la société est assez respectueuse des différences non-infligées par soi-même). C'est ce qui déplaît à la majorité des gens qui est le plus facilement tourné en ridicule, car la majorité se réunit contre l'individu isolé, et la force du nombre est impressionnante en ce qui concerne le ridicule.

Du point de vue de celui qui inflige ledit ridicule, il est plus intéressant d'avoir un public : ridiculiser quelqu'un pour lui-même n'est guère intéressant, il vaut mieux bénéficier de quelques spectateurs, ce qui dans beaucoup de groupes permet de renforcer le prestige social de celui qui inflige le ridicule, il affirme par là sa propre supérorité aux yeux du groupe. Il est perçu davantage comme un leader, un dirigeant, un chef, à partir du moment où il n'a pas peur d'affirmer sa supériorité au sein du groupe, surtout si l'affirmation de cette supériorité se fait au détriment de quelqu'un devenu de ce fait inférieur. C'est un comportement animal qui renforce les distinctions hiérarchiques au sein d'un groupe : on gouverne soit par la haine et la crainte, soit par l'amour, et c'est dans le gouvernement par la haine et la crainte que le besoin de ridiculiser autrui pour affirmer sa supériorité se fait sentir. Dans le gouvernement par l'amour, illustré dans de nombreuses classes scolaires notamment chez les enfants en relativement bas âge, le besoin de ridiculiser autrui ne se fait pas sentir, la question ne se pose même pas : ce n'est pas un comportement acceptable pour ce genre de gouvernement, ce n'est pas comme ça que le gouverneur se fera aimer, et ce n'est pas comme ça que la relation entre gouverneur et gouvernés sera bonne et coopérative. Dans un gouvernement par l'amour - ce qui peut être au sein d'une classe scolaire, d'un foyer, d'une famille - le fait de ridiculiser l'un des gouvernés fera perdre énormément de prestige, d'appréciation et de respect au gouverneur, car les autres gouvernés sentiront que leur gouverneur s'est rabaissé, qu'il est descendu à un niveau qu'ils n'attendaient pas de lui, et donc qu'il est moins digne de confiance, car ce qu'il a fait au ridiculisé peut sûrement être répété à leur propre encontre.
On remarque le gouvernement par la haine et la crainte dans plusieurs classes scolaires ainsi que dans des groupes comme ceux cités plus haut. Beaucoup de gens ont eu à un moment donné un professeur dans cette situation-là : c'est par exemple le professeur qui tourne en dérision la réponse d'un élève parce que celle-ci sortait du sujet de la question, ou bien qui ridiculise un élève devant le reste de la classe parce qu'il n'a pas fait son devoir ou parce qu'il est arrivé en retard. Ce phénomène se produit notamment dans les classes où l'effectif d'élèves est très élevé et où le professeur a une volonté de réduire le nombre d'élèves pour l'année suivante : par exemple les filières technologiques avec un nombre de places limité, ou bien les filières de classes préparatoires aux grandes écoles, où le but semble être de faire peur à un maximum d'élèves pour pouvoir enseigner plus tranquillement aux élèves "motivés" restants.

Pour qu'une personne se trouve ridiculisée, il n'y a pas nécessairement d'impression de ridicule de la part de celui qui inflige ledit ridicule. Il se peut ainsi qu'une personne se sente ridicule aux yeux de l'autre, qu'elle se dise par exemple "qu'est-ce qu'il doit penser de moi maintenant que j'ai fait ça", alors que du point de vue du partenaire ou des personnes aux alentours, il n'y a pas de question de ridicule à se poser, ils n'ont rien remarqué de spécial, ou ils ne voient pas pourquoi le "ridiculisé" se complique la vie avec ce genre de considérations. Cette idée reprend la distinction entre le ridicule et la honte évoquée plus haut. Mais les conséquences de ce ridicule tacite sont souvent aussi insidieuses et aussi paralysantes que celles du ridicule explicite : la seule différence étant que celui qui inflige ouvertement le ridicule à autrui sait qu'il le fait, car soit il ridiculise volontairement la personne, soit il a prononcé des paroles ridiculisantes sans vraiment le vouloir, mais dans les deux cas, il peut reconnaître qu'il a ridiculisé la personne ou prononcé ces paroles, il y a donc un coupable, repenti ou non. Mais le ridicule tacite n'a pas de coupable, car la personne qui se sent ridiculisée intériorise ce sentiment et n'en parle généralement pas à celui qu'elle juge coupable d'avoir infligé ce ridicule. Le ridiculisé se paralyse, il n'ose plus parler si l'objet du ridicule présumé a été une parole, il n'ose plus agir si l'objet du ridicule présumé a été un acte. Cette "paralysation" s'étend souvent bien au-delà de l'acte premier qui a déclenché ce ridicule présumé : par exemple, si une personne a marché sur les pieds de son ami, non seulement elle n'osera plus approcher ses pieds mais en plus, elle jettera des regards méfiants autour d'elle en permanence pour vérifier que les pieds victimes ne sont pas à sa portée, et elle aura tendance à s'écarter physiquement de la personne "victime" de peur de lui refaire le même mal.

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